Des banques carboneutres

Auteur : L'équipe Irokko

Début mai 2017, la banque française BNP Paribas a annoncé, qu’elle s’engageait à être carboneutre d’ici la fin de l’année, en réduisant ses émissions et en compensant celles qui sont inévitables.

Pour atteindre cet objectif, la BNP dispose de trois outils. En premier lieu une politique « d’efficacité énergétique des bâtiments, des data centers » et « d’optimisation des déplacements professionnels » afin de réduire de 25% les émissions de carbone par collaborateur. Cette politique a déjà permis la baisse des émissions de plus de 15% par collaborateur depuis 2012.

En second lieu, le groupe bancaire entend recourir à de l’électricité bas carbone issue du nucléaire et des énergies renouvelables pour réduire de moitié ses émissions dues à la consommation électrique.

Enfin, les émissions ne pouvant être réduites, (voyages professionnels, consommation de gaz), seront compensées à travers des partenariats avec des organisations dont l’expertise dans le domaine est reconnue. Le système de compensation carbone volontaire, appréhende le climat mondial dans sa globalité. Ainsi un volume de GES émis dans une région donnée peut être « compensé » par une action qui permet de réduire un volume équivalent dans une autre région.

Pour compenser ses émissions, la BNP va développer un partenariat avec l’association GoodPlanet, du  photographe Yann Arthus-Bertrand, pour construire « des biodigesteurs en milieu rural en Inde » qui permettront à 50.000 personnes de bénéficier d’une énergie propre.

La BNP a déjà à son actif certaines initiatives intéressantes parmi lesquels, le refus du financement de projets de centrales à charbon et de mines de charbon, ainsi que d’entreprises productrices d’électricité dont la stratégie de réduction de la part de charbon est moins ambitieuse que celle de leur pays d’exploitation; La composante climatique est également prise en compte dans la méthodologie de notation des projets et entreprises que la banque finance.

Le défi des multinationales aujourd’hui est de réussir à allier les impératifs de réduction de GES et la croissance économique. L’intégration accrue de la variable climatique dans les extrants des entreprises a des retombées économiques et environnementales qui militent pour leur accélération.

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